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9 octobre, 2018

Cistus Albidus à Montrebei (Aragon), 01 octobre 2018

Classé dans : — topospyreneens @ 21:05

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Montrebei, paroi d’Aragon,

Cistus Albidus, 6a (5+ oblig.) / 470 m.

Un peu à l’image de sa proche voisine « Santiago Domingo », il s’agit d’un voyage sinueux qui cherche les faiblesses de la paroi pour parvenir au sommet sans rencontrer de grosses difficultés. Elle est par contre un peu plus soutenue. La première partie n’est pas très enthousiasmante, il faut aller chercher plus haut le meilleur rocher et le plaisir de s’insinuer au milieu des toits rouges du haut de la paroi. Les trois dernières longueurs sont vraiment un régal et le cheminement très astucieux.

18-11-01 Cistus Albidus

Première ascension : Emilio Albir, Joan Badia, Jordi Lalueza et Josep E. Paul en 1983. Rééquipée en 2010 par Sidarta Gallego et Luis Alfonso.

Accès voiture : En venant de France, passer la frontière à Fos et continuer pour passer le tunnel de Vielha. Continuer sur la N230 en direction de Lleida, passer Pont de Suert puis Puente de Montanana. Poursuivre sur la N230, à environ 10 km prendre à gauche vers Viacamp puis le piste vers Montfalco que l’on suit sur une dizaine de kilomètres. Se garer sur un petit parking à droite (place pour 3 voitures) en face d’une piste en mauvais état qui part sur la gauche (panneau en bois indiquant Montfalco à 3 kilomètres).

Accès pédestre : Prendre la piste en mauvais état qui part en face du parking, elle est rapidement fermée par une chaîne. Dans la première courbe à droite, quitter la piste pour prendre à gauche une sente assez bien marquée et très bien cairnée qui monte plus ou moins directement vers la paroi. On vient buter sur la falaise que l’on suit vers la droite d’abord en ascendance puis en descente le long de la paroi. Le départ de la voie se situe à l’aplomb de grands toits rouges, « CA » gravé. Compter 1 heure de la voiture.

Description des longueurs :

L1 : 4+/50 m. Partir au-dessus de l’inscription CA, franchir deux vires pour gagner une fissure en ascendance à droite que l’on suit. Lorsqu’elle se perd, continuer vers un arbuste derrière lequel on trouve le relais sur deux pitons.

L2 : 4/40 m. Franchir le dièdre peu marqué à gauche pour arriver sur une vire que l’on suit vers la gauche (1 spit) jusqu’à un relais sur une lunule et un piton.

L3 : 6a/40 m. En ascendance à gauche vers une écaille visible du relais. Gravir le mur à gauche (2 pitons, 2 spits), puis en ascendance à droite jusqu’à un relais sur deux pitons.

L4 : 4+/30 m. En ascendance vers la droite en direction de la base d’un dièdre (1 spit). Relais au pied du dièdre à côté d’un gros bloc, 1 piton en place à renforcer.

L5 : 5/35 m. Partir à droite du gros bloc et gravir la dalle en ascendance à droite (2 pitons) en direction d’un arbuste à partir duquel on repart à gauche. Passer un relais et continuer à suivre la vire vers la gauche jusqu’au pied d’un dièdre. Relais sur friends.

L6 : 5+/30 m. Gravir le dièdre peu visible du relais (3 pitons), passer le relais sous le toit (peu confortable) et continuer en franchissant le toit par la gauche. En sortir à droite et faire relais sur un genévrier et un piton.

. L7 : 5/45 m. Remonter une fissure (2 pitons) jusque sous un toit, traverser à droite jusqu’au pied d’une belle fissure que l’on gravit en dulfer. R7 sur une vire, 1 spit.

L8 : II/20 m. Suivre la vire vers la gauche, relais sur un spit.

L9 : III/40 m. Continuer à suivre la vire herbeuse vers la gauche. Relais sur un arbre.

L10 : 5/35 m. En ascendance à gauche, peu défini, succession de petits dièdres et de vires. Relais sur une vire, 1 spit et 1 piton. Possibilité de s’échapper vers la sortie de Santiago Domingo.

L11 : 6a/35 m. Dans l’axe du relais en gravissant un dièdre orangé peu marqué. On trouve un piton à son sommet, traverser en légère descente vers la droite jusqu’à dièdre bien marqué que l’on gravit jusqu’à une niche. Relais sur 2 spits.

L12 : 5/30 m. En traversée à droite toujours en légère ascendance (1 piton, 1 spit), traverser une énorme écaille décollée. Relais sur deux spits.

L13 : 5+/35 m. Gravir la fissure large dans l’axe du relais jusqu’à un gros genévrier qui aide à franchir un mur raide. Un dernier petit mur à droite d’un surplomb donne accès au sommet. Relais sur arbre.

Descente : A pied, du sommet de la voie, monter vers le sommet à gauche en suivant le bord de la falaise (sente peu marquée, quelques cairns). Au sommet, on trouve un signal géodésique où l’on rejoint un meilleur sentier très bien balisé en jaune et blanc. Le suivre jusqu’à un col où l’on trouve un panneau en bois indiquant Estall. Prendre le bon sentier plein Sud qui descend vers ce village. On le quitte à mi-pente pour prendre un sentier qui part à gauche (cairns) et qui ramène au parking. (1 heure à 1 heure 30 jusqu’à la voiture).

Difficultés : 6a max, 5+ oblig. Les longueurs les plus soutenues sont les trois dernières plus raides en dièdres et fissures. La voie se protège très bien sauf dans les zones faciles parfois un peu engagées.

Equipement : La voie est peu équipée, presque tous les relais sont en place, parfois à renforcer et certains à monter sur friends. On trouve quelques pitons, spits et goujons de passage.

Matériel : 10 dégaines dont des longues, un jeu de friends complet, micros jusqu’au camalot n°4 (utile dans la dernière longueur), un jeu de coinceurs, sangles, les pitons ne sont pas utiles. Un encordement à 50 mètres paraît bien adapté. Avec 60 mètres et un peu de corde tendue, on peut sauter quelques relais en faisant attention au tirage car la voie louvoie beaucoup.

Hauteur de la voie : 470 mètres pour 13 longueurs. Il ne s’agit pas de la hauteur de la paroi mais du développé.

Horaire : 5 à 6 heures d’escalade.

Topo : Montrebei de Luis Alfonso.

16 novembre, 2015

Arête Troche à Collegats

Classé dans : — topospyreneens @ 14:56

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Collegats, secteur de l’Argenteria,

Los Llaques (1100 m), face Est,

« Arête Troche » (TD/560 m, 6b+ max, 5+ oblig.)

Bien que discontinue, l’escalade est très belle sur un très beau calcaire gris bien sculpté. L’ambiance est réduite du fait des zones moins raides traversées. Bien que moins dure, la seconde partie parcourt une jolie arête avec une belle ambiance et on grimpe tout le temps.

15-11-06 arête Troche à Collegats

Première ascension : Miguel Parra en solitaire en avril 1991.

Accès voiture : En venant de France, passer la frontière à Fos et continuer pour passer le tunnel de Vielha. Continuer sur la N230 en direction de Lleida, passer Pont de Suert et juste à la sortie, prendre à gauche la direction de Pobla de Segur. Traverser Pobla en direction de Sort. Quelques kilomètres plus loin, on entre dans le défilé de Collegats. Se garer juste à la sortie du deuxième tunnel.

Accès pédestre : Descendre le long de la Noguera Pallaresa en empruntant la vieille route sur environ 300 mètres. On passe au pied d’une école d’escalade pour arriver au pied d’un petit vallon d’éboulis. Quitter la route et remonter ce vallon (quelques cairns) jusqu’à l’attaque caractérisée par un pilier gris bien individualisé (30 minutes).

Descente : Du dernier relais, partir en ascendance à gauche jusqu’à un col bien marqué. De l’autre côté, un bastion rocheux se contourne par la gauche (main courante). Une vague sente permet de continuer à flanc vers le Sud. Passer un éperon, descendre dans une dépression et continuer à flanc jusqu’à un éperon mieux marqué. Descendre alors vers l’Est, contourner une petite barre rocheuse par la gauche (cairn) et continuer sur l’éperon qui mène au départ de la descente chaînée commune à toutes les voies de la paroi du Pesso. Après les câbles un bon sentier amène à la route peu après la sortie du premier tunnel, emprunter la vieille route de long de la Noguera pour retrouver la voiture (1 heure 30).

Itinéraire :

L1 : 6a, 50 m Suit le fil de l’éperon.

L2 : 5+, 40 m Toujours plus ou moins sur le fil de l’éperon.

L3 : 4, 45 m Rejoindre le fil de l’éperon, basculer à droite dans une zone végétative, franchir un petit mur. Relais sur une bonne vire (1 piton à compléter).

L4 : 6a+, 25 m Départ sur les pieds puis court mur à petites prises puis une zone plus couchée jusqu’au relais sur deux spits. Il est plus confortable de monter une dizaine de mètres au-dessus pour faire relais sur arbre.

L5 : 4+, 60 m Rejoindre l’éperon à gauche et le suivre en passant à gauche d’un petit surplomb. Relais sur une bonne vire.

L6 : 6a, 20 m Traverser à droite sur la vire jusqu’à un mur raide que l’on franchit d’abord vers la gauche puis vers la droite en franchissant un petit toit. Relais suspendu.

L7 : 6b+, 60 m Le clou du spectacle. Dans l’axe le long d’une succession de fissures (5), Un pas plus athlétique permet de rejoindre la base d’un dièdre (6a). Le suivre pour accéder à une dalle sur la droite (6b+) puis légèrement vers la gauche en direction d’un gros arbre.

L8 à L11 : Ensemble de 5 en suivant le fil de l’arête avec un passage plus dur (5+/6a) protégé par un spit et un piton dans un mur plus raide.

L12 : 5, 55 m Monter de quelques mètres sur le fil puis traverser franchement à droite sous un toit. Un système de fissures mène au dernier relais sur un arbre.

Difficultés : 6b+ max, 6a obligatoire. La voie est peu soutenue, l’itinéraire peu compliqué à suivre. Le rocher est bon à l’exception de courts passages.

Equipement : La voie est partiellement équipée en spits et goujons de 8 mm. On rajoute finalement assez peu sauf dans les longueurs les plus faciles.

Matériel : 12 dégaines, un jeu complet de friends jusqu’au camalot n°2, un jeu de coinceurs. Encordement à 60 mètres.

Hauteur de la voie : 560 mètres. 12 longueurs.

Altitude sommet : 1100 mètres

Horaire : 4 à 6 heures.

Topo : Collegats (Baix Pallars / Conca de Dalt) de A. Ballart, M. Ollé et M Orfila.

Où dormir : Auberge à Cellers. C’est un peu loin (30 minutes en voiture), mais elle est bon marché et il possible de trouver tous les topos de la région. Possibilité de se faire à manger ou de prendre la demi-pension.

Camping à l’entrée du défilé de Collegats sur la commune de Pobla de Segur.

Dièdre Audoubert à Mont-Rebei

Classé dans : — topospyreneens @ 11:36

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Mont-Rebei, paroi de Catalogne (1340 m), face Sud-Ouest,

« Dièdre Audoubert » (TD/350 m 6b max, 5+ oblig.)

Voie où l’on rencontre une très belle ambiance, exigeante dans la cotation. Le tracé est évident et suit une ligne de faiblesse sous la forme d’un dièdre qui raye la paroi. Escalade plutôt intérieure et à l’ancienne qui peut paraître déconcertante. L’équipement est dans le même esprit essentiellement à base de pitons de bonne qualité. Certains relais peuvent être à renforcer.

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Première ascension : Louis Audoubert et Marc Galy en juin 1978.

Accès voiture : Il faut rejoindre Ager, soit par Puente de Montanana, soit par Tremp. Suivre ensuite la route du col d’Arès en passant à côté du « Centre d’observation de l’univers ». Au niveau du Portell de Claramunt, prendre la piste à gauche en direction de l’hermitage de Sant Llorenç (pancarte) et la suivre jusqu’à son terminus au niveau d’un pré. La piste est en état correct mais une voiture un peu haute est préférable.

Accès pédestre : Un sentier débute au bout du pré et s’élève vers les parois. Il devient parallèle à la falaise, le suivre jusqu’à ce qu’il la rejoigne. On est alors très près du départ de la voie qui se situe une cinquantaine de mètres à gauche de l’aplomb du dièdre au niveau d’une zone de faiblesse qui permet de gagner une bonne vire. « Cassiopea » et « DA » sont gravés au départ. Compter 30 minutes de la voiture.

Descente : A pied, elle est assez commode et rapide. De la sortie de la voie, suivre une sente vers la droite (Est). On descend légèrement puis on remonte de façon prononcée. On atteint une piste peu usitée. Au niveau d’un plateau ne pas rater à droite des gros cairns qui se dirigent vers la crête. On atteint une sente bien marquée et balisée qui descend raide (petites désescalades) jusqu’au pré. (1 heure jusqu’à la voiture).

Difficultés : 6b max, 5+ et A1 oblig. La voie est raide et soutenue. L’itinéraire ne pose pas de problème.

Equipement : La voie est équipée sur pitons dans les passages clés, beaucoup moins ailleurs, certains relais sont à renforcer.

Matériel : 14 dégaines dont des longues, un jeu de friends très complet jusqu’au 4 camalot et un jeu d’alliens, un jeu de coinceurs (les gros ne sont pas utiles), de grandes sangles pour les arbres et pour rallonger les points, les pitons ne sont pas utiles.

Hauteur de la voie : 350 mètres, 11 ou 12 longueurs.

Horaire : 6 à 8 heures.

Topo : Montsec oeste de Luis Alfonso et Xavier Buxo.

9 octobre, 2015

Akupuntura sortie par Erizon wall au Turbon

Classé dans : — topospyreneens @ 10:40

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Aragon, Ribagorza, Turbon,

Picon de las ochos (2278 m), face Sud-Ouest,

« Akupuntura », sortie par « Erizon wall » (6a max, 5+ oblig./800 m)

Turbon

Manière originale d’aller visiter ce géant de calcaire bien individualisé et visible de très loin. La végétation, bien que très présente, ne gâche pas trop l’escalade qui reste très belle dans certaines longueurs en dalles sculptées. Il faudra être à l’aise sur les pieds pour se faire plaisir car l’espacement des points est parfois conséquent. Le Turbon est un sommet très sauvage qui mérite une visite.

Première ascension : Remi Bresco et Luis Alfonso en avril 2014 pour « Akupuntura » et Josep Solé avec Luis Alfonso pour « Erizon wall » en juin 2011.

Accès voiture : Le plus simple en venant de France est d’emprunter la N230 jusqu’à Vilaller. Quelques kilomètres au Sud, prendre à droite vers Casteron de Sos, et rapidement à gauche vers Graus (A1605). On passe le village de Bonansa et le col du même nom. Après Pardinella, prendre à droite vers Campo (V-9601). Après quelques kilomètres, prendre à droite vers Vilas del Turbon, puis rapidement à gauche vers Serrate. Avant d’arriver à ce village, dans une courbe à droite, prendre à gauche une piste et suivre les panneaux du refuge du Turbon. On passe à côté d’un réservoir d’eau en béton où il est possible de se garer mais la piste est en bon état pour continuer quelques épingles jusqu’à ce qu’elle passe à l’aplomb de la face Sud-Ouest. Se garer à droite (2 ou 3 places, cairns).

Accès pédestre : Suivre une sente qui monte droit vers la face (cairns) en longeant une dépression. On arrive à un éboulis que l’on traverse vers la droite pour aller chercher l’endroit où l’éperon descend le plus bas (1 sangle visible assez haut). « Erizon wall » démarre juste à gauche (goujon visible). Compter 30 minutes.

Descente : Du sommet de la dernière longueur de « Erizon wall » continuer par du terrain facile en se tenant à droite de l’éperon jusqu’au sommet du Picon de las ochos. Descendre sur le versant opposé jusqu’à un vaste col (las colledetas). Basculer au Sud dans le couloir issu de ce col, lorsqu’il devient raide, partir à flanc à droite par une sente (cairns) en direction la piste et du refuge du Turbon. Suivre ensuite la piste jusqu’à la voiture (1 heure 30 à 2 heures).

A la fin de « Akupuntura », il est possible de descendre en rappels puis à pied mais vues la faible inclinaison et la végétation, ceux-ci doivent être galères.

Difficultés : 6a max, V+ obligatoire. Voie principalement en dalles couchées.

Equipement : La voie est semi-équipée sur goujons. Tous les relais sont en place sur deux gougeons.

Matériel : 10 dégaines (dont des longues) un jeu de coinceurs, un jeu de friends jusqu’au camalot n°2, sangles. Encordement à 60 mètres.

Hauteur de la voie : 800 mètres pour 16 longueurs.

Itinéraire :

L1 : Droit jusqu’à une vire (V, 50 m).

L2 : Traverser la vire (marche) et faire le relais sur un arbre isolé (40 m).

L3 : Franchir le mur dans l’axe au-dessus (IV) puis une dalle (V), relais sur une bonne vire (50 m).

L4 : la belle dalle dans l’axe en franchissant d’abord un petit surplomb puis une succesion de fissures (V, 55 m).

Faire un rappel de 20 mètres dans le couloir à gauche pour se retrouver au pied du dièdre bien marqué visible du bas.

L5, L6 et L7 : suivent la dalle à gauche du dièdre (V avec un passage de V+).

L8 : Rejoindre le sommet du dièdre par un couloir et traverser une vire. (III+, 30 m).

L9 : Traverser un pierrier légèrement vers la gauche.

L10 : Remonter un système de dalles d’abord droit puis en ascendance à droite (V, 45 m).

L11 : Succession de ressauts et de courtes fissures en visant le bas d’un dièdre en arc de cercle (V+ puis IV, 40 m).

L12 : Dans la dalle un peu plus redressée en ascendance à gauche, relais juste sous le dièdre en arc de cercle (IV+, 40 m).

L13 : Traverser horizontalement à gauche (1 piton) jusqu’à un dièdre que l’on remonte. Le quitter par la droite au niveau d’une petite vire (V+, 35 m).

C’est la fin de « Akupuntura » (descente en rappels posssible). Pour continuer par « Erizon wall » partir en ascendance à gauche (marche) pour rejoindre le fil de l’éperon.

L14 : Franchir un mur à strates (gougeon visible), une courte traversée à droite permet de grimper à droite d’un dièdre raide (V, 45 m).

On suit alors le fil de l’éperon peu raide sur environ 200 mètres (III puis II) en visant le pied d’une belle dalle à cannelures triangualire visible de loin.

L15 : Remonter le bord droit de cette dalle (IV+) jusqu’à un passage plus raide (6a, 2 pitons, 1 spit). Realis juste au-dessus, 55 m.

L16 : Un court passage raide à gauche (III+) puis le fil de l’éperon, 50 m.

Horaire : 6 à 8 heures.

6 octobre, 2015

Eperon des français à la Pena Vieja

Classé dans : — topospyreneens @ 15:55

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Cordillère Cantabrique, Picos de Europa,

Pena Vieja (2513 m), face Sud-est,

« éperon des français » TD-/1000 m

Grande classique et itinéraire d’envergure où il ne faudra pas perdre trop de temps pour rester dans des horaires convenables.

DSC05477_Fotor copy

Première ascension : Le 18 août 1967 par Forn et Trouvé.

Accès voiture : De Panes, suivre la N-621 jusqu’à Potes en traversant le défilé de la Hermida. Prendre à droite la CA-185 en direction de Fuente Dé. Au village d’Espinama, prendre à droite une piste qui mène au refuge-hôtel d’Aliva (panneaux), parking. La piste est en bon état mais nécessite une voiture suffisamment haute.

Accès pédestre : L’éperon est bien visible du parking. Continuer la piste jusqu’à ce qu’elle passe à l’aplomb de l’éperon. Un court pierrier amène au pied d’une bande de rocher orangé juste à droite du fil de l’éperon (45 minutes).

Il est également possible de partir du téléphérique de Fuente Dé, le temps d’approche est similaire.

Descente : Sur le versant opposé, d’abord par une sente dans du terrain raide puis un excellent sentier, on gagne le col de Canalona où l’on bascule au Nord pour rejoindre la piste qui ramène à l’arrivée du téléphérique. En partant à gauche on rejoint le refuge d’Aliva. Deux heures du sommet à la voiture.

Itinéraire : Remonter sur 80 mètres les rochers orangés (II/III) jusqu’au pied d’une cheminée dont on franchit les premiers mètres (IV) avant d’en sortir par la droite, on trouve un piton de relais 10 mètres au-dessus. Traverser à gauche dans des dalles grises (IV, 1 piton), continuer en ascendance à gauche en croisant un relais sur 2 pitons, pour arriver sur le fil de l’éperon (1 piton). Désescalader sur le versant opposé pour rejoindre un dièdre lisse (IV) en ascendance à gauche. Continuer dans le dièdre à gauche du fil de l’éperon en faisant un petit crochet à gauche dans la dalle au-dessus d’une zone herbeuse (III/IV). Revenir à droite par une rampe horizontale (II) au-dessus du « dado » (gros bloc accolé bien visible du bas). On rejoint à cet endroit le fil de l’éperon au niveau d’une bonne terrasse (2 pitons).

Gravir le fil de l’éperon (IV, 1 lunule) puis le dièdre à droite qui revient sur le fil (V, béquet). Continuer dans le dièdre dont les premiers mètres sont raides (V, 2 pitons). Après 20 mètres dans le dièdre revenir à droite sur le fil sur de bonnes prises jusqu’à un relais sur 2 pitons. Franchir le petit mur déversant au-dessus (V, 1 piton). Une zone plus facile amène au pied d’un gendarme que l’on contourne par la droite (IV). Franchir un mur raide en se tenant à droite du fil (2 pitons au départ) pour rejoindre une fissure-dièdre que l’on quitte rapidement pour utiliser les cannelures à sa droite (V). rejoindre à droite une petite cheminée au pied d’une dalle. Remonter la dalle d’abord vers le gauche (V, 2 pitons), les 10 derniers sont exposés et permettent de rejoindre une zone raide de blocs. Gravir le dièdre au-dessus (III+) pour gagner une zone plus facile. On arrive alors au pied de deux petits gendarmes caractéristiques que l’on contourne par la droite (1 piton au départ puis une lunule entre les deux, III). On gagne ainsi une profonde brèche qui marque la fin des difficultés.

Suivre alors un profond couloir d’éboulis en ascendance à droite (II) jusqu’à une crête que l’on suit jusqu’au sommet (itinéraire parfois délicat, quelques cairns). On croise 3 brèches qui peuvent se désescalader ou se descendre en rappels (anneaux). Cette dernière partie n’est pas à négliger et peut facilement faire perdre du temps.

Difficultés : TD-, V+ max., V oblig., l’itinéraire n’est pas toujours évident dans la première partie jusqu’au « Dado » et sur la crête finale, la partie médiane qui suit l’éperon est plus évidente. Il ne faut pas négliger la relative exposition de certains passages difficiles à protéger et l’ampleur de la voie (il n’est pas rare que des cordées soient obligées de bivouaquer).

Equipement : La voie est presqu’entièrement déséquipée, on ne rencontre que quelques vieux pitons dans les passages clés. On trouve quelques relais sur pitons, les autres sont à monter sur friends.

Matériel : 10 dégaines, sangles, friends petits et moyens jusqu’au Camalot N°2, coinceurs. Encordement à 60 mètres bienvenu 

Hauteur de la voie : 1000 mètres.

Altitude sommet : 2513 mètres.

Horaire : Entre 6 et 8 heures.

Cepeda au Naranjo de Bulnes

Classé dans : — topospyreneens @ 14:27

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Cordillère Cantabrique, Picos de Europa,

Pico Urriellu ou Naranjo de Bulnes (2519 m), face Est,

« Cepeda » TD-/350 m

Grande classique et itinéraire le plus parcouru de la face Est. Il s’agit d’une très élégante manière de gravir ce monument des Picos de Europa. Il n’y a absolument rien à jeter.

Cepeda

Première ascension : Le 21 septembre 1955 par Maria Jesus Aldecoa, Jaime Cepeda et Pedro Udaondo.

Accès voiture : De Panes, suivre l’AS-114 jusqu’à Las Arenas. Prendre à gauche l’AS-264 puis la CA-1 en direction de Sotres. Dans l’épingle juste avant d’arriver dans ce village, prendre une piste à droite. A la première bifurcation, prendre à droite, continuer jusqu’au bout de la piste (parking) un peu en dessous du col Vallejo.

Il est également possible de se garer à Fuente Dé et prendre le téléphérique.

Accès pédestre : L’accès au refuge Urriellu se fait sans problème en 2 heures de marche sur un excellent sentier balisé. Du refuge, prendre une bonne sente qui descend en direction d’une profonde dépression, le couloir Cépéda. Remonter ce couloir dans des éboulis, quand la face Est est bien en vue, en rejoindre la base par des gradins faciles. L’attaque se situe à gauche d’un « Y » caractéristique au niveau d’une franche fissure. Compter 1 heure du refuge.

Descente : Revenir sur ses pas en suivant l’arête facile et désescalader (II/III) le couloir en face Sud emprunté à la montée. En traversant légèrement vers la gauche en bas du couloir, on trouve facilement le premier relais de rappel sur chaine, 4 à 5 rappels amènent au pied de la face Sud où un bon sentier ramène à l’itinéraire de montée dans le couloir Cépéda. Compter 2 heures de descente jusqu’au refuge.

Itinéraire :

L1 : Remonter intégralement la fissure, une courte traversée à droite à son sommet amène à R1 sur 2 pitons.

L2 : Traverser à droite jusqu’à une lunule puis monter droit dans des cannelures en visant le bas d’une cheminée (2 pitons). S’engager dans celle-ci sur quelques mètres. Relais sur 1 piton et 1 lunule.

L3 : Remonter la cheminée d’abord raide (1 piton) puis qui se transforme en dièdre plus facile. Relais au-dessus sur 2 pitons.

L4 : Monter droit en direction d’une lunule, traverser légèrement à gauche pour atteindre le pied d’un dièdre. Le suivre sur quelques mètres et le quitter lorsqu’il part à gauche pour sortir dans un mur raide (lunule) puis une dalle. Relais sur 2 pitons sur une bonne vire.

L5 : Traverser à droite jusqu’à un dièdre dont on remonte les premiers mètres. Lorsqu’il devient plus raide, le quitter par la droite pour atteindre une dépression que l’on suit entièrement. Elle s’infléchit vers la gauche jusqu’à un relais chaîné (rappels possibles), longueur de 60 mètres.

L6 : On se trouve sous une énorme niche. Monter en ascendance à gauche pour franchir le bord gauche de la niche (lunule visible du relais). Continuer en ascendance à gauche jusqu’à un mur plus raide que l’on gravit à gauche d’un léger surplomb. Un petit pas à droite mène au relais sur 2 pitons dissimulés.

L7 : remonter intégralement la cheminée légèrement à gauche du relais jusqu’à une dalle cannelée (un piton au pied de la dalle). La franchir jusqu’à une petite vire que l’on suit vers la droite jusqu’au relais sur 3 pitons.

L8 : Franchir le petit mur au-dessus du relais (une lunule, 1 spit et un coinceur coincé). C’est le passage le plus dur de la voie mais également le moins obligatoire, il fait 4 mètres, le rocher y est un peu usé. Une courte cheminée au-dessus amène à une fenêtre étroite qui permet de prendre pied dans le versant Sud. Relais sur gougeons. On est alors tout près des rappels de descente.

On rejoint alors le haut de la voie normale qui se parcourt les anneaux à la main. Du dernier relais, traverser horizontalement vers la gauche jusqu’à la base d’une cheminée (II/III) qui permet de rejoindre la crête sommitale que l’on suit sans difficulté jusqu’au sommet.

Difficultés : TD-, V+ max., V oblig., l’itinéraire est assez facile à suivre. Il ne faut pas négliger la relative exposition de certains passages difficiles à protéger.

Equipement : La voie est presqu’entièrement déséquipée, on ne rencontre que quelques vieux pitons dans les passages clés. Tous les relais sont en place sur pitons.

Matériel : 10 dégaines, sangles, friends petits et moyens jusqu’au Camalot N°2, coinceurs. Encordement à 60 mètres bienvenu.

Hauteur de la voie : 350 mètres.

Altitude sommet : 2519 mètres.

Horaire : 3 heure 30 pour la voie.

Eperon Sud au Cueto Agero

Classé dans : — topospyreneens @ 13:16

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Cordillère Cantabrique, Picos de Europa,

Défilé de la Hermida, Cueto Agero (1016 m)

« éperon Sud » TD/540 m

Grande classique du secteur, en tous points remarquables sur un rocher typique des Picos très sûr, très adhérent. Sur les 540 mètres de l’éperon, seuls 250 sont difficiles. Escalade essentiellement en dièdres.

Cueto Agero

Première ascension : Le 24 juin 1973 par Javier Torralbo, Jesus Rodriguez et Angel Cianca.

Accès voiture : De Panes, suivre la N621 vers Potes, on traverse ainsi les gorges de la Hermida. Neuf kilomètres avant Potes, prendre à droite une route qui mène en deux kilomètres au village de Allende. Se garer à l’entrée du village.

Accès pédestre : Prendre la rampe cimentée qui part à droite à l’entrée du village et qui passe entre les maisons. Elle se transforme en piste, la suivre jusqu’à une première épingle à gauche où se trouve une antenne. Quitter la piste et prendre tout droit un large chemin de terre. Après quelques dizaines de mètres prendre un sentier à gauche qui monte dans les bois. On arrive à une première grange restaurée et clôturée, suivre la clôture vers la gauche pour retrouver la piste quittée plus bas. La suivre, passer une épingle à gauche, peu après un sentier part à droite (cairn), il mène à une très belle cabane très bien entretenue et ouverte (bivouac possible). Derrière la cabane, traverser un pierrier et suivre une sente qui se rapproche de la paroi. Remonter le long du rocher jusqu’au départ du câble. Le suivre jusqu’à un couloir herbeux qui permet de prendre pied sur une vire que l’on suit vers la gauche jusqu’à une bonne vire pile sur le fil de l’éperon (R0, 1 heure d’Allende).

Descente : Du sommet descendre par une vague sente (quelques cairns) versant Nord en allant légèrement vers la gauche pour rejoindre le col entre le Cueto Agero et le Castro Candillejas. Un meilleur sentier descend dans le couloir issu du col et rejoint la piste d’accès du matin. Compter 1 heure de descente.

Itinéraire :

L1 : Suivre le fil de l’éperon dans du rocher facile jusqu’à une petite vire avec des arbres. Traverser une dalle vers la gauche pour rejoindre un dièdre que l’on remonte (3 pitons). Continuer 5 mètres au-dessus du dièdre pour trouver R1 sur 2 pitons.

L2 : Continuer dans l’axe facilement, passer à gauche d’un bouquet d’arbres puis en ascendance à gauche vers un arbre isolé, franchir un dièdre fissuré pour le rejoindre. Relais dans l’arbre ou 3 mètres au-dessus sur un spit et un piton.

L3 : en ascendance à droite en franchissant une fissure large (1 piton, malcommode) puis un dièdre. Relais au pied d’un dièdre redressé sur 2 pitons.

L4 : Franchir le dièdre (2 pitons). Relais au-dessus sur 2 pitons.

L5 : Remonter la fissure qui part à droite au-dessus du relais. Continuer en ascendance à droite jusqu’au pied d’un mur raide fissuré que l’on franchit tout droit vers un piton bien visible. On trouve un autre piton à la sortie. Continuer jusqu’à un relais facultatif sur un piton et une lunule. Remonter à droite jusqu’à un piton dans une dalle que l’on traverse vers la droite (un coinceur coincé). On revient légèrement vers la gauche en suivant une zone plus facile. Relais sur 2 pitons sur une bonne vire (longueur de 60 mètres).

L6 : Traverser de 3 mètres vers la gauche pour remonter un court dièdre fissuré puis plus facilement tout droit jusqu’à une grande vire de blocs que l’on suit vers la gauche jusqu’au pied d’un dièdre.

L7 : Franchir le dièdre avec des blocs, traverser vers la droite puis suivre une dépression facile jusqu’au sommet.

Difficultés : TD, 6a+ max., V+ oblig., l’itinéraire est facile à suivre.

Equipement : La voie est presqu’entièrement déséquipée, on ne rencontre que quelques vieux pitons dans les passages clés. Tous les relis sont en place sur pitons qu’il faudra éventuellement renforcés.

Matériel : 10 dégaines, sangles, friends petits et moyens jusqu’au Camalot N°2, coinceurs. Encordement à 60 mètres bienvenu.

Hauteur de la voie : 540 mètres mais seulement la moitié sont difficiles.

Altitude sommet : 1016 mètres.

Horaire : 3 heure 30 pour la voie.

10 août, 2015

Diedro Mastumbon au Turbon

Classé dans : — topospyreneens @ 10:34

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Aragon, Ribagorza, massif du Turbon,

Pena Roia, face Ouest,

Diedro Mastumbon, 6a+ max. V+ oblig./230 m

Sentiment mitigé au retour de cette voie, nous l’avions choisi pour notre première visite sur cette paroi étant donné qu’il s’agit de la voie la plus classique. Il y a moyen de se faire plaisir dans la mesure où l’on apprécie l’escalade en cheminée à l’ancienne. Malgré tout, le rocher demande de l’attention dans beaucoup de sections. Nous l’avons parcouru après de fortes pluies, du coup pas quelques passages nous ont paru sales : terre, graviers sur les vires. Quelques très beaux passages tout de même viennent redonner de l’intérêt à la voie. L’escalade en cheminées et l’orientation Ouest permettent au parcours même en été.

15-08-09 Diedro Mastumbon au Turbon

Première ascension : Xavi Teixido et Jordi Marmolejo en 1995. Rééquipée par la variante de la première longueur (elle passait dans un dièdre à droite de la dalle en 6a+) en 2008 par Jordi Marmolejo, Miquel Urbano et Sergi Ricart.

Accès voiture : Le plus simple en venant de France est d’emprunter la N230 jusqu’à Vilaller. Quelques kilomètres au Sud, prendre à droite vers Casteron de Sos, et rapidement à gauche vers Graus (A1605). On passe le village de Bonansa et le col du même nom. Après l’embranchement de Pardinella, prendre à droite vers Campo (V-9401). Avant d’arriver à Campo, prendre à droite vers Llert. Quand le village est en vue et avant de traverser la rivière, prendre à droite une piste, à la première bifurcation prendre à droite. A la bifurcation suivante, prendre à nouveau à droite une piste horizontale en plus ou moins bon état. La suivre sur 700 mètres jusqu’à son terminus. La Pena Roia est bien visible.

Accès pédestre : Suivre le sentier qui démarre du parking, après une trentaine de mètres il se divise, prendre la branche de gauche (cairns, l’autre branche est balisée en blanc et jaune et part à l’horizontale à droite). Suivre cette bonne sente jusqu’au pied de la paroi, une vire aérienne facile amène à une grotte de bivouac. La voie débute 30 mètres plus loin dans une petite dalle moussue (1 goujon visible). « Un mundo sin fin » démarre juste à droite (nombreux goujons dans un mur raide).

Descente : En 5 rappels dans la voie, tous les relais sont sur goujons et spits avec anneaux. Attention aux chutes de petits cailloux en tirant la corde. Le dernier rappel doit faire plus de 50 mètres.

Difficultés : 6a+ max, V+ obligatoire. A part la première longueur, l’escalade se déroule en cheminées.

Equipement : La voie est semi-équipée sur goujons et pitons. Toutes les zones fissurées sont vierges, laissant une bonne part à l’autoprotection.

Matériel : 12 dégaines (dont des longues) un jeu de coinceurs, un jeu de friends dont les micro jusqu’au camalot n°2, sangles. Rappel de 60 mètres.

Hauteur de la voie : 230 mètres pour 5 longueurs.

Itinéraire :

L1 : remonter la petite dalle moussue (V+), traverser une zone herbeuse puis le dièdre en ascendance à droite (V). A sa sortie, partir à gauche dans une dalle équipée qui se redresse (6a+).

L2 : Monter de quelques mètres puis traverser à droite au-dessus d’un bloc au niveau d’un goujon (V+). Continuer tout droit dans une zone peu raide en rocher moyen (V, 3 pitons). Entrer dans la cheminée que l’on gravit sur une dizaine de mètres (IV).

L3 : Escalader le beau-dièdre cheminée (V+, 2 goujons à la sortie). En sortir par la gauche, une zone peu définie (1 piton) amène au pie d’une cheminée que l’on remonte (IV+).

L4 : Remonter la profonde cheminée (V, 1 piton à la sortie) puis un dièdre par son bord droit. La cheminée devient encombrée par la végétation, faire un crochet par la gauche (IV+, lunule, 1 piton) pour la contourner. Continuer par la profonde cheminée soit au fond soit sur son bord droit.

L5 : Droit au-dessus du relais par quelques mètres retords (6a, 1 goujon), puis le mur au-dessus (V, 1 piton, 1 goujon). On arrive sur une petite terrasse, continuer par le beau mur cannelé au-dessus légèrement vers la gauche (IV+).

Horaire : 3 à 4 heures.

Topo : « Escalada junto el rio Esera », tome 2, de Luis Alfonso.

27 octobre, 2014

SANTIAGO DOMINGO A LA PAROI D’ARAGON (19 octobre 2014)

Classé dans : — topospyreneens @ 23:06

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Montrebei, paroi d’Aragon, face Sud,

Santiago Domingo, V+ et A0 (1 pas) / 410 m

Pour plagier la célèbre phrase de J. Séguéla : « si à 50 ans, on n’a pas une Rolex, c’est qu’on a raté sa vie ». Et bien à 42 ans, je n’avais jamais mis les pieds en paroi d’Aragon, je n’avais peut-être pas raté ma vie mais je suis certainement passé à côté de quelques belles escalades. Pour une première visite, notre choix s’est porté sur LA classique des lieux : « Santiago Domingo ». Même si toutes les longueurs ne sont pas exceptionnelles, c’est un très beau voyage, sinueux et qui réserve de belles surprises. Les deux dièdres fissurés sont magnifiques et la dernière longueur très originale. Le rocher est globalement bon à très bon. Un bon début qui donne envie d’aller visiter ses voisines.

14-10-20 Santiago Domingo copy

Première ascension : E. Albir, J. Badia, E. Ruiz et J.E Paul en 1981. Rééquipée en 2007 par E. Albir et L. Alfonso.

Accès voiture : En venant de France, passer la frontière à Fos et continuer pour passer le tunnel de Vielha. Continuer sur la N230 en direction de Lleida, passer Pont de Suert puis Puente de Montanana. Poursuivre sur la N230, à environ 10 km prendre à gauche vers Viacamp puis le piste vers Montfalco que l’on suit sur une dizaine de kilomètres. Se garer sur un petit parking à droite (place pour 3 voitures) en face d’une piste en mauvais état qui part sur la gauche (panneau en bois indiquant Montfalco à 3 kilomètres).

Accès pédestre : Prendre la piste en mauvais état qui part en face du parking, elle est rapidement fermée par une chaîne. Dans la première courbe à droite, quitter la piste pour prendre à gauche une sente assez bien marquée et très bien cairnée qui monte plus ou moins directement vers la paroi. On vient buter sur la falaise que l’on suit vers la droite d’abord en ascendance puis en descente le long de la paroi. Le départ de la voie se situe à l’aplomb de grands toits rouges, « SD » gravé avec une flèche. Compter 1 heure de la voiture.

Description des longueurs :

L1 : partir directement vers une fissure et une lunule visible (1 piton). Traverser une dalle en ascendance à droite (1 piton) vers une écaille qui repart vers la gauche (2 pitons). Une zone de mauvais rocher (1 piton) donne accès au relais (2 spits).

L2 : monter de quelques mètres en ascendance à gauche jusqu’à une vire que l’on suit horizontalement toujours à gauche jusqu’à un piton peu visible. Franchir le court mur au-dessus (relais visible, 2 spits).

L3 : franchir le petit mur au-dessus du relais vers un arbre, traverser vers la gauche puis en ascendance à droite (1 piton) vers un bombé que l’on franchit (2 spits). Continuer toujours en légère ascendance à droite puis droit en direction de la base d’un dièdre (2 pitons de relais). Contourner la base du dièdre par une dalle jusqu’au relais (1 spit, 1 piton).

L4 : Remonter intégralement le dièdre d’abord par la fissure de gauche puis par son fond (3 pitons). Contourner un surplomb par la droite jusqu’au relais sur un arbre.

L5 : traverser horizontalement vers la gauche sur une vire, passer un relais (1 spit, 1 piton) et continuer vers la gauche sur une corniche (2 pitons) jusqu’au pied d’un dièdre, relais sur 2 spits.

L6 : Remonter le dièdre fissuré (2 pitons dans le haut), en sortir par la droite pour atteindre une vire, relais sur deux spits légèrement à gauche.

. L7 : Partir dans la dalle à gauche d’un petit éperon (exposé) jusqu’à un plomb puis la dalle suivante (1 spit visible). Dans l’axe, on rejoint une fissure dans du rocher très travaillé (1 piton au départ). Passer un relais (1 spit, 1 piton) pour rejoindre la large vire sous les surplombs oranges. Relais sur deux spits sur un énorme bloc sur la gauche.

L8 : Suivre la vire sur la gauche, franchir un bloc. Relais sur une vire caillouteuse sur un spit.

L9 : franchir les premiers mètres raides de la cheminée puis facilement le fond jusqu’à son point le plus haut. Franchir alors directement la large faille au-dessus (1 piton) pour se rétablir au sommet du monolithe (relais sur arbuste).

L10 : enjamber la faille pour franchir un court mur qui donne accès au chemin.

Descente : A pied, du sommet de la voie, monter vers le sommet à gauche en suivant le bord de la falaise (sente peu marquée, quelques cairns). Au sommet, on trouve un signal géodésique où l’on rejoint un meilleur sentier très bien balisé en jaune et blanc. Le suivre jusqu’à un col où l’on trouve un panneau en bois indiquant Estall. Prendre le bon sentier plein Sud qui descend vers ce village. On le quitte à mi-pente pour prendre un sentier qui part à gauche (cairns) et qui ramène au parking. (1 heure à 1 heure 30 jusqu’à la voiture).

Difficultés : 5+ max. et oblig, 1 pas d’A0. Les longueurs les plus soutenues sont des dièdres raides, pour le reste ce sont des longueurs plus décousues peu soutenues. Les passages les plus raides se protègent très bien, les longueurs plus faciles peuvent parfois comporter un peu d’engagement.

Equipement : La voie est peu équipée, avec 2 points à tous les relais (dont au moins un gougeon) et quelques pitons dans les longueurs.

Matériel : 10 dégaines dont des longues, un jeu de friends complet de l’alien vert au camalot n°3 en doublant éventuellement le n°1 et le n°2, un jeu de coinceurs, sangles, les pitons ne sont pas utiles. Un encordement à 60 mètres paraît bien adapté.

Hauteur de la voie : 410 mètres pour 9 grandes longueurs.

Horaire : 4 à 5 heures d’escalade.

Topo : Montsec oeste de Luis Alfonso et Xavier Buxo.

16 juillet, 2011

DUQUESA ESMARALDA A OLVENA (13 juillet 2011)

Classé dans : — topospyreneens @ 21:00

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Vallée du rio Esera, Olvena,

paroi du Santo Cristo, face Sud-Ouest,

Duquesa Esmeralda

Après un départ pas très engageant sur un rocher un peu douteux, l’escalade devient très belle à partir de L2 et surtout L3 avec un magnifique dièdre vertical qui n’en finit pas de grimper. L’équipement est le résultat de plusieurs rééquipements : très vieux pitons, spits de 8 mm, gougeons aux relais.

Duquesa Esmeralda

Première ascension :A. Cossio, J. Lasus, JL Moreno, J. valle, F. Garcia et D. Halsworth le 14 novembre 1982.

Accès voiture :Le profond défilé où se niche le village d’Olvena est situé à peu près à égale distance des villes de Graus et Barbastro dans la vallée du rio Esera. En venant de Graus prendre la direction de Barbastro, la route passe rive gauche en entrant dans les gorges. Environ 3 kilomètres plus loin, remarquer, perché rive droite, le village de Olvena. La paroi del Santo Cristo se situe juste dessous. Se garer le long de la nationale à l’entrée d’un tunnel (panneau indiquant le pont romain).

Accès pédestre :Suivre le sentier qui passe à l’extérieur du tunnel. Traverser le rio sur l’impressionnant pont romain puis prendre le sentier qui part à gauche et mène rapidement vers la paroi. Il se divise en deux avant d’arriver à l’aplomb d’une grotte. Prendre la branche de gauche qui descend dans une dépression puis monte dans un couloir très raide. Le quitter et monter au mieux en direction de la falaise (10-15 minutes). Le départ est caractérisé par un dièdre fissuré avec un spit visible.

Descente :Le dernier relais est commun avec la via ferrata. La suivre vers la gauche. On arrive rapidement au-dessus du village d’Olvena. A l’entrée de celui-ci, suivre le sentier qui descend à droite (GR, panneaux) jusqu’à la voiture (30 minutes).

Difficultés :6c+ max, 6a obligatoire. L’escalade est plutôt à tendance athlétique.

Equipement :La voie est presque entiérement équipée de spits de 8mm, de vieux pitons et de gougeons aux relais. On trouve de vieux burils dans la dernière longueur.

Matériel :12 dégaines (dont des longues) plus les relais, sangles, un jeu de friends jusqu’au camalot n°2, un petit jeu de coinceurs.

Hauteur de la voie :220 mètres pour 5 longueurs.

Itinéraire :L1 : remonter le petit dièdre et en sortir par la droite pour franchir une zone couchée. Un mur raide donne accès à une vire. Franchir un autre mur raide en ascendance à gauche (6b/40 m).

L2 : traverser horizontalement à gauche sur 5-6 mètres et revenir en ascendance à droite au-dessus jusqu’à l’aplomb d’un dièdre (relais facultatif). Remonter le dièdre et en sortir à gauche (V+/45 m).

L3 : l’évident et magnifique dièdre dans l’axe (6a/40 m).

L4 : traverser à droite sur une vire herbeuse jusqu’à une fissure- écaille caractéristique que l’on remonte. Continuer ensuite dans l’axe une succession de ressauts en sautant un relais (V/50 m). Échappée possible sur la droite en remontant une zone facile jusqu’à la via ferrata.

L5 : franchir le court mur légèrement déversant au-dessus du relais puis une belle dalle légèrement à droite du fil de l’arête. Une zone facile mène à une petite brèche où l’on trouve la via ferrata (6c+/A0 puis 5 / 45 m).

 

Horaire :3 heures.

Topo :« Guia de escalada deportiva Benasque y alrededores » de Alex Portillo aux éditions Barrabes.

« Guia de escaladas en Benasque y alrededores » de Daniel Diaz Lopez aux éditions Barrabes.

« Escaladas junto al Esera », volume 2, de Luis Alfonso.

 

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